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Article écrit le 12 jan 2018

De la nécessaire transition énergétique du manager

« Plus ça va, moins ça va » « Je ne suis même plus démotivé, je suis résigné » Je ne compte plus les témoignages de managers usés par leur environnement.

Nos maisons et bâtiments sont de mieux en mieux isolés. Nos voitures consomment de moins en moins de carburant et pourtant en tant qu’individu, nous continuons plus que jamais à tirer sur la bête. Certes, nous subissons la pression de notre environnement avec des exigences toujours plus élevées dans des délais toujours plus courts. Mais nous sommes également acteurs sur une partie de cette consommation effrénée.

Voici les 3 ressources principales à préserver pour effectuer cette transition :

– L’énergie à la base de nos actions

– L’attention à la base de nos pensées

– Le corps qui représente notre écosystème.

La cartographie ci-dessous nous permet de baliser cette transition énergétique.
graph transition énergétique

Le mode turbo

Pendant des années, le mode turbo s’est imposé comme le parfait parangon du manager performant. À l’image d’un Bernard Tapie à la grande époque avec une pile Wonder dans le dos, nous avons tous en tête la croyance qu’il faut être à fond. Moral de gagnant et vitesse d’horloge élevée. Or ce mode est couteux. Comme une voiture conduite en mode sportif, notre consommation d’énergie explose et nous usons notre corps. Sans compter l’inconfort pour les passagers.

Le mode angoisse

Ce mode cumule à la fois des émotions négatives et un rythme effréné. Voilà sans doute le chemin le plus direct vers les comportements toxiques pour soi et les autres. On y glisse immanquablement en restant trop longtemps dans le mode turbo.

Le mode repli sur soi

C’est un mode de reconstruction. On se retape dans sa tanière. Cette étape peut être positive dans la mesure où on ne s’y installe pas sinon nous tombons dans la dépression.

Le mode éco-conduite

C’est là le chemin de la transition énergétique individuelle. Cela peut être contre-intuitif mais ralentir n’est pas synonyme de moindre performance. C’est la logique de l’être qui reprend peu à peu la main sur celle du faire. En ralentissant, nous percevons beaucoup plus sur nous-mêmes et sur les autres.

Vers un mental plus clair et un cœur plus ouvert.

Ralentir permet d’effectuer une bascule du cerveau pour utiliser nos capacités cognitives les plus évoluées. C’est la meilleure façon d’appréhender les problématiques du quotidien. Le mental est clair, déparasité des émotions perturbatrices. Comme les eaux d’un lac qui se calment, l’esprit devient clairvoyant. Nous sommes plus efficaces dans la résolution de problèmes.

En même temps, ce mode permet d’accéder à l’intelligence du cœur et s’ouvrir à la coopération. Nous comprenons mieux qu’être bienveillant avec autrui n’est pas seulement bon pour l’autre mais également pour nous.

Comment concrètement opérer cette transition ? Comment ralentir ?

Je rappelle au fil de mes posts, les entraînements simples à intégrer dans son quotidien :

-ralentir son rythme respiratoire de temps à temps : passer à 6 respirations par minutes voire à 4 si c’est possible. En allongeant votre expire, vous activez votre système parasympathique et vous baissez le taux de cortisol dans le sang.

-pratiquer des activités en pleine conscience : amener son attention sur ce que l’on fait ici et maintenant et seulement sur ce que l’on fait. Ce qui importe n’est pas l’action elle-même mais la qualité de notre attention. Actions possibles : ranger son bureau, écouter un collaborateur, manger. NB : les activités manuelles s’y prêtent plus facilement.

-lâcher prise : arrêter de dépenser de l’énergie sur des batailles perdues d’avance. Notre énergie psychique est une ressource précieuse, économisons-là !

-savoir dire non : nous sommes en partie responsable de la frénésie et de la vitesse du monde dans lequel nous évoluons. Sachons dire simplement dire non de temps en temps pour nous préserver.

-aérer son emploi du temps : programmer des espaces entre les RDV. Ces espaces permettent de décanter. Notre cerveau en a besoin pour réorganiser ses connexions.

-désactiver toutes ses notifications. À chaque fois qu’une alerte sms ou autre messagerie retentit, notre système sympathique s’active et notre compteur de stress monte d’un cran.

Comme le dit le slogan : notre énergie est une ressource, économisons-là.